La destruction du cartilage lorsqu’elle
atteint le stade ultime est appelée gonarthrose. C’est
une pathologie fréquente de l’adulte vieillissant
qui peut être également causée par des troubles
du métabolisme ou des inflammations articulaires chroniques.
Les causes peuvent en être également post-traumatiques
(fractures ou instabilités). Les faces interne et externe
de l’articulation ainsi que l’articulation rotulienne
peuvent être touchées. A ce stade, le recours aux
techniques opératoires arthroscopiques n’a plus vraiment
d’interêt pour le patient dans la mesure où
elles ne peuvent plus l’aider de façon durable. Les
interventions sur les articulations sont nécessaires en
fonction du degré de gravité et de la localisation
de l’athrose.

L’arthrose se situe le plus souvent sur la face interne
du genou. Les patients se plaignent de fortes gênes et de
douleurs au repos. L’articulation est inflammée et
les douleurs surviennent également la nuit. L’axe
des jambes se déforme petit à petit et prend progressivement
la forme d’un O, la mobilité des jambes est réduite.
Un axe correct est nécessaire au bon fonctionnement de
l’articulation du genou ; l’axe déformé
fait pression sur la partie interne de l’articulation et
accélère l’usure du cartilage. Les radiographies
(face debout) permettent d’évaluer le degré
d’usure du cartilage. Les causes les plus fréquentes
dans l’usure unilatérale de la couche cartilagineuse
sont dues à l’ablation d’un ménisque.
Sans correction chirurgicale, le risque d’accentuation de
la déviation axiale et de l’intensité des
douleurs augmente

Une intervention chirurgicale pour redresser un axe déformé
a pour but de réduire la pression articulaire dans la zone
atteinte et de ralentir voire d’empêcher la progression
de l’arthrose. A l’aide des radiographies, l’opérateur
peut évaluer l’importance de la déviation
axiale de l’articulation du genou et calculer ainsi l’angle
de correction nécessaire. L’opération consiste
à enlever un coin osseux sur la tête tibiale externe.
Les corrections axiales de genu valgum (jambes en X ) sont plus
rares et sont effectuées au niveau du fémur. La
stabilité de la jambe est conservée car cette méthode
opératoire pratiquée sur l’os n’implique
pas de coupe osseuse totale.
Un appui partiel de la moitié du poids du corps est par
conséquent possible. Afin de maintenir l’angle de
correction, les os sont stabilisés à l’aide
d’un petite plaque en métal. Une arthroscopie est
conseillée en complément de la correction axiale
afin de pratiquer sur le cartilage ou sur le ménisque les
interventions qui s’imposent. Une instabilité articulaire
(lésion ligamentaire) existante peut être traitée
par la même occasion. Cette méthode donne de bons
résultats ; une hospitalisation plus ou moins courte est
nécessaire.

Elle débute dès le lendemain de l’opération
et dure en règle générale de 3 à 4
mois. La technique opératoire liée à ces
interventions chirurgicales permet au patient de retrouver un
appui partiel immédiat. Dans la majorité des cas,
les résultats opératoires sont positifs.
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