La coiffe des rotateurs
L’usure est la cause la plus fréquente des lésions au niveau de la coiffe des rotateurs. La rupture survient progressivement après 50 ans. C’est le frottement continu des muscles sous l’acromion qui entraîne l’amincissement des tendons puis la rupture. Toutefois, le sport, les accidents sur le lieu de travail ou les luxations peuvent en être aussi à l’origine. Le supra-épineux est le plus souvent touché. La rupture est douloureuse. En cas d’origine traumatique, le patient la ressent très nettement ; le bras ne peut plus effectuer aucun mouvement d’élevation latérale. Les patients se plaignent alors de douleurs au repos et la nuit. Une grosse rupture s’accompagne généralement de diminution de la force. Dans le cas de patients jeunes ou ceux ayant des ambitions sportives, il est nécessaire de pratiquer une opération reconstructrice le plus tôt possible. Concernant les patients d’un certain âge, une intervention n’est à envisager que si la rééducation demeure sans résultat au bout de 3 mois. Si, en plus de la rupture de la coiffe, une épaule raide est diagnostiquée, elle doit être traitée par kinésithérapie afin qu’elle retrouve de sa mobilité avant l’intervention.

La chirurgie réparatrice de la coiffe des rotateurs a un
effet double : réinsérer sur la tête humérale
à l’aide de petites broches osseuses les tendons
qui étaient rompus et diminuer le frottement des muscles
réparés en amincissant l’acromion (acromioplastie).
Cette intervention est effectuée arthroscopiquement par
le biais d’une petite incision cutanée au niveau
de l’humérus lorsqu’il s’agit de petites
ruptures. Cependant, la majorité des cas requiert une opération
ouverte.

La fonction du muscle du long biceps est l’élevation
du bras en avant. La complexité de son fonctionnement entraîne
souvent inflammations ou blessures. Il est fréquent de
constater des ruptures tendineuses au niveau du rebord supérieur
de la cavité glénoïde (les lésions «
S.L.A.P. »), ce qui implique une refixation arthroscopique
nécessaire. Dans le cas de tendinites ou ruptures partielles
tendineuses, un scindement complet des tendons peut se révéler
très utile.

Quelques jours de repos sont requis aprés l’intervention.
En revanche, la rééducation, plus longue, dure en
règle générale de 3 à 6 mois et doit
être conduite de façon sérieuse. Une mobilisation
précoce de l’épaule est absolument nécessaire
cependant il faut éviter de la solliciter trop intensément
(par exemple mouvement de rotation ou de levée du bras
au-dessus de la tête) durant 6 à 8 semaines. Les
résultats obtenus sont positifs.
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